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Lors d'un matin glacial du mois de novembre, dans les forêts du nord de l’Estonie, à Tallinn, des passagers embarquent à bord d’un A220. Environ sept heures plus tard, ils descendent de l’appareil et respirent l'air doux de l'Atlantique à Ténérife, à près de 4 000 km au sud, dans les îles Canaries.

A220-300 In flight - Tallinn

A220-300 In flight - Tallinn

Il n'y a pas eu de changement d'avion ni de longue attente dans un hub urbain bondé entre leur point de départ et leur destination. Pas de course précipitée entre deux portes, en croisant les doigts pour ne pas rater la correspondance. Seulement un seul appareil et un vol direct d'une ville paisible et froide du nord vers une île animée sous un soleil radieux.

Jusqu'à il y a quelques années, cette liaison n'existait pas. La demande était bien là, mais modeste, jamais suffisante pour remplir un gros porteur, et trop distante pour être assurée par un appareil plus petit. Les voyageurs au départ de Tallinn devaient donc passer par un autre aéroport plus fréquenté, changer d'avion et patienter. Ou bien, ils renonçaient simplement au voyage.

Aujourd'hui, cette ligne est directe. C’est l’une des nouvelles destinations proposées par airBaltic. C'est l'arrivée d'un avion, l'Airbus A220, qui a rendu cette route possible, ainsi que tant d'autres.

Depuis son entrée en service en 2016, l'A220 a créé plus de 400 nouvelles routes, transporté plus de 240 millions de passagers et accumulé plus de 3,6 millions d'heures de vol auprès de 25 opérateurs sur cinq continents.

L’A220, l’avion pensé pour combler le marché 

Pendant des décennies, il existait un vide au milieu du marché de l'aviation. Une catégorie entière de liaisons qu'aucun avion ne pouvait exploiter de façon optimale : des liaisons entre villes caractérisées par une demande réelle, mais insuffisante pour justifier un grand monocouloir, et des distances trop importantes pour être parcourues confortablement par un jet régional plus ancien. Ces routes étaient délaissées, desservies via une correspondance dans un hub éloigné, ou tout simplement jamais opérées.

L'A220 a été conçu pour combler cet écart. Dessiné à partir d'une feuille blanche et dimensionné précisément pour le marché des 100 à 160 sièges, il a combiné le rayon d'action nécessaire aux longs vols et une rentabilité adaptée aux lignes secondaires.

L'objectif était de repartir vraiment d'une feuille blanche. Nous voulions concevoir le meilleur avion de 100 à 160 passagers jamais construit.

Jean-François Parent, ingénieur en chef de l'A220

Avec une autonomie allant jusqu'à 3 600 milles nautiques et une cabine qui apporte le confort d'un gros-porteur dans un fuselage monocouloir, l'A220 ne s'est pas contenté de reprendre les routes déjà existantes. Il en a ouvert de nouvelles qui étaient jusque-là irréalisables. Tallinn-Ténérife n'en est qu'un exemple.

Pour les vacances, des vols long-courriers directs au départ de villes secondaires 

Ce type de ligne dessert les destinations de vacances éloignées qui nécessitaient auparavant un détour.

Il s'agit de longues liaisons à trafic modéré, reliant directement des villes secondaires aux endroits où les gens souhaitent réellement se rendre, sans passer par une grande ville pour faire la correspondance. Au départ de Riga, airBaltic opère désormais en A220 un vol sans escale vers Dubaï, à près de 4 300 km dans le Golfe, une ligne qu'aucune autre compagnie ne propose en direct. De l'autre côté de l'Atlantique, Breeze Airways relie directement Columbus (Ohio) aux plages de Punta Cana, évitant ainsi les aéroports côtiers par lesquels ce trajet devait autrefois obligatoirement passer.

Ligne après ligne, le concept et le modèle économique se confirment maintes et maintes fois. Enfin un appareil capable de relier une ville présentant un intérêt réel mais un volume modéré à une destination lointaine. Pour le voyageur, le bénéfice est simple mais déterminant : les vacances commencent dès l'aéroport local plutôt qu'au dernier tronçon d'un parcours à multiples escales. L'autonomie de l'A220 transforme ce qui était auparavant une correspondance inévitable en une liaison directe vers des horizons plus chauds.

A220 - 300 - Take off

A220 - 300 - Take off

Accéder à des aéroports de centre-ville inaccessibles par d’autres avions

Les lignes desservant un centre-ville exigent d'autres qualités de l'A220. Elles ne requièrent pas seulement un grand rayon d'action, mais aussi une grande précision.

Certains aéroports associés à des villes majeures figurent parmi les plus complexes à aborder. L'aéroport de Londres-City est situé dans les anciens Royal Docks, à quelques minutes du quartier financier, entouré d'eau et de bâtiments. Sa piste est courte. Son approche est particulièrement raide, avec une descente à 5,5 degrés contre 3 degrés pour un plan de descente classique. Très peu d'avions sont certifiés pour y opérer.

L'A220-100 fait partie de ces rares appareils, et il est le plus grand capable d'opérer dans cet espace urbain contraint. SWISS l'exploite à destination de Londres-City ainsi que vers Florence, un autre aéroport encadré par le relief et des marges réduites. L'A220 est le seul avion de sa catégorie actuellement en production capable d'effectuer à la fois ces approches à forte pente et des vols véritablement long-courriers. Il peut ainsi se poser au cœur d'une métropole le matin et traverser un continent le soir venu.

London city airport  - A220-100

London city airport - A220-100

Relier directement les destinations isolées et régionales

Ce type de ligne est sans doute le plus remarquable parmi ces trois exemples. Il s'agit de routes desservant des communautés longtemps isolées par la distance, ou reliant des lieux autrefois trop éloignés pour être joints directement.

Air Tanzania opère avec l'A220 un vol direct depuis Dar es Salaam à travers l'océan Indien vers Mumbai, reliant ainsi directement l'Afrique de l'Est au sous-continent indien. Air Niugini a ouvert une desserte directe entre Port Moresby et Sydney, une liaison qui n'existait pas auparavant. Et à travers la vaste géographie australienne, QantasLink utilise l'A220 pour raccorder des collectivités régionales autrefois séparées par d'immenses distances.

A220 Uluru Australia Qantas Link

A220 Uluru Australia Qantas Link

Ce ne sont pas des liaisons de prestige, mais des connexions bien plus essentielles. Elles transforment les perspectives des populations situées à chaque extrémité, en rapprochant des territoires et des habitants que la géographie avait jusque-là tenus éloignés.

L'histoire de l'A220 se poursuit : nouvelles routes, nouveaux voyages et nouvelles liaisons  

D'une ville du nord à une plage du sud. D'une piste au cœur de Londres à une traversée océanique entre l'Afrique et l'Inde. Une communauté isolée enfin reliée au reste du monde. Chaque liaison rapproche des territoires, simplifie les trajets et crée des connexions qui n'existaient pas encore récemment.

Tout a commencé par un vol unique un jour donné. De Tallinn ou Dar es Salaam ou Port Moresby, le constat reste le même : un appareil conçu pour aller là où les autres ne le pouvaient pas.

À chaque nouvelle route qu'il inaugure, l'A220 enrichit le réseau mondial. Il ouvre de nouveaux horizons, crée des liaisons inédites et rapproche directement les lieux et les personnes.

 

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